• Pour commencer la série des « Versions » - tentatives de reproduction plus ou moins fidèle -, une réalisation récente. Internet est une mine de propositions, en permettant de visionner à l’envi les silhouettes présentées lors des défilés des différentes maisons, voire de faire son propre stylisme – comme sur le site polyvore. Ce manteau de la saison automne/hiver 2010-2011 d’Unique pour Topshop avait particulièrement retenu mon attention lors de sa présentation en février dernier.

                Manteau Unique        Haut manteau Unique

    M’ont séduites : l’illustration premier degré de l’expression ‘mettre sa petite laine’, l’aspect colonisation moussue des troncs des régions froides, la coupe élancée et franche du drap de laine. Un vrai revêtement camouflage d’hiver (paradoxalement, la nippe ne doit pas passer inaperçue).

    Sur mannequin

    Je ne me rappelle plus ce qui me l’a remis en mémoire et fait chercher cet automne, toujours est-il que lorsque j’ai découvert qu’il était épuisé sur le site de Topshop UK et qu’il venait de me passer sous le nez chez Colette (pour une somme dont l'absence de virgule n'est pas le seul luxe - 465 euros si mes souvenirs sont bons -, soit un investissement-cadeau d’anniversaire auquel réfléchir à deux fois), je me suis décidée à tenter sa réalisation sans plus tarder.

    Un coupon de laine/cashmere feutrée plus tard, me voilà à estimer les modifications à apporter à un patron de redingote Burda qui me servira de base, cette présentation d’une e-boutique me servant de dessin technique :

     

    Dos/devant manteau Unique

    Une semaine et plus de piqûres dans les doigts qu’il ne m’ait jamais été donné d’en recevoir plus tard, il était terminé.

    Ben je vais vous dire : je le trouve extérieurement mieux que son modèle (que j’aurais tout de même aimé essayer) : moins de flottant à l’arrière, pas de tirelibibis emmerdants pour la fermeture des poches, des attaches en cuir moins envahissantes et de couleur fauve qui font mieux ressortir le marine du manteau, une fermeture éclair (même si je soupçonne le modèle original d’en être également doté vu le tomber impeccablement parallèle des deux pans du manteau).

    Les points faibles, qui ne le sont pas exagérément: le col pas assez couvrant, et non symétrique (une erreur de calcul au découpage), mais qui permet de faire dépasser une écharpe, et le mouton dont la toison était plus longue que sur le modèle (ce qui a l’avantage de masquer ses coutures), et surtout, peau entière oblige, de type inégal (bouclée sur la ligne du dos, plus longue et vaporeuse sur les flancs et les pattes) qui a conduit à sa découpe au cordeau et à un rabibochage forcé et heureusement invisible de 3 morceaux sur l’épaule gauche. Les approximations restent discrètes : les deux pans devant ne sont pas tout à fait symétriques, le montage des manches s’est avéré assez décevant (nombreux plis, ajustement de la manche dans l’emmanchure trop lâche), et le pli du dos dont je n’avais pas soupçonné l’existence au départ a été fait à la one again avec le surplus de tissu destiné à rendre l’arrière du manteau flottant. La capuche, bien que contribuant au charme du modèle, n’a pas été réalisée par manque de matière première ; sans regret car à la réflexion, elle aurait été plus encombrante qu’autre chose.

    Une doublure en polaire a été ajoutée a posteriori, sauf dans les manches pour éviter l’effet « Bibendum es-tu là ?»

    Essayé, le manteau est donc assez chaud pour des températures légèrement négatives, les poches suffisamment volumineuses et douillettes pour s’y réfugier en cas d’oubli de gants, les manches pile à la bonne longueur pour conserver une fonctionnalité de la main sans laisser le froid s’insinuer, la longueur et le pli arrières esthétiques sans pour autant permettre au froid de remonter près du tronc.

    Il est donc adopté à l’unanimité, et porté régulièrement – l’hiver 2010-2011 ayant eu la bonne volonté de suivre la tendance.

    Coût total estimé : laine+peau de mouton+navettes en bois+restes de cuir+fermeture éclair = 90 euros.

    devantdospas froid

     

    EDIT: Un jour, j'essaierai de refaire des photos qui rendent justice à ce mouton sacrifié.

    11/12/2013 : Voilà les photos !!

    Si ce n'est lui, c'est donc son frère

    Si ce n'est lui, c'est donc son frère

    Ça m'a fait drôle de le reporter, il est très lourd et très chaud, mais la largeur des manches est un peu juste quand on porte un gros pull en laine en dessous. La blancheur et l'épaisseur du mouton sur les épaules m'a presque choquée, j'ai eu l'impression d'être une bourge à fourrure ou bien Pataud le chien écrasé sous une avalanche. Faudrait ptêt que je rabote un peu sur les épaules, je sais pas...


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